Je comprends tout à fait ce besoin de prolonger l’été aussi longtemps que possible.
Quand les températures commencent à baisser chez moi, ma première réaction est de consulter les cartes des vols.
Je veux trouver un endroit où le soleil brille encore, où l’eau de mer est suffisamment chaude pour se baigner, et où je peux me promener en T-shirt sans trembler.
Trouver ce type de météo en Europe en fin de saison vous met généralement dans une impasse, mais j’ai passé les derniers jours à chercher une meilleure alternative. Je voulais une ville côtière qui conserve réellement sa culture locale authentique. Je voulais une architecture historique, des boissons réellement bon marché et des plages immaculées sans les foules suffocantes.
Puis je me suis souvenu qu’il existe une ville à l’extrémité sud du Portugal qui coche toutes les cases.
Le temps tourne autour d’une température parfaite de 24 °C (75 °F). La cuisine locale est incroyable. Le taux de criminalité est pratiquement inexistant. Mieux encore, il existe un vol direct pour les Américains qui rend l’arrivée plus facile que jamais.

La ligne directe Newark-Faro
Se rendre dans la région de l’Algarve, au Portugal, nécessitait autrefois une journée de voyage épuisante.
Il fallait réserver un vol de nuit vers Lisbonne, naviguer dans un hall international d’arrivées, puis trouver un train ou un vol de correspondance pour descendre jusqu’à la côte sud. Cela brûlait une journée entière de vos vacances avant même que vous ne commenciez à en profiter.
United Airlines a reconnu la forte demande pour cette région et a lancé un vol direct depuis l’aéroport international Newark Liberty directement vers Faro.
Vous embarquez dans le vol dans le New Jersey après le dîner, dormez sept heures au-dessus de l’Atlantique et atterrissez au lever du soleil méditerranéen le lendemain matin. Vous évitez totalement les vols de correspondance. C’est une victoire pour les voyageurs américains qui veulent optimiser leur temps au sol.

Les remparts médiévaux intacts et l’histoire mauresque
Le cœur historique de la ville s’appelle la Cidade Velha. Il se situe juste au bord de l’eau et est entouré par d’anciens remparts médiévaux. Vous entrez dans la vieille ville en passant par l’Arco da Vila. Il s’agit d’une porte néoclassique imposante construite directement au-dessus des anciennes pierres d’origine maures. En levant les yeux, vous verrez des cigognes bâtir leurs nids au sommet de l’arc.
Une fois que vous pénétrez dans ces murs de pierre, le monde moderne disparaît. Les rues sont pavées du traditionnel pavage portugais noir et blanc. Des bâtiments colorés, avec de lourdes portes en bois, longent les ruelles tranquilles. Vous entendez le faible bourdonnement des bateaux de pêche sur l’eau plutôt que la circulation automobile.
Nous avons passé une matinée entière à nous promener dans la grande place entourant la cathédrale de Faro. Vous pouvez gravir les marches en pierre qui serpentent jusqu’au clocher pour obtenir une vue d’ensemble sur l’océan et les toits environnants. On a l’impression d’entrer sur un plateau historique méticuleusement conçu pour un décor architectural, mais les habitants vivent et travaillent bel et bien dans ces bâtiments.

Le coin le plus sûr d’Europe
La sécurité est un facteur majeur lorsque Liz et moi planifions nos voyages. Le Portugal figure systématiquement parmi les pays les plus sûrs du monde, et Faro pousse cette sécurité à un niveau supérieur.
On ne ressent tout simplement pas la tension constante que l’on peut ressentir dans des villes comme Barcelone ou Rome. On ne vérifie pas sans cesse ses poches à la recherche de voleurs. Les rues sont détendues. Nous avons souvent regagné notre hôtel depuis la marina à minuit. Les seules personnes que nous croisions étaient des couples âgés promenant leurs chiens ou des habitants savourant de petits cafés espresso à des terrasses dehors.
Il suffit d’un peu de bon sens.
Les îles-barrières turquoise
Vous ne venez pas à Faro pour des plages urbaines classiques. Le littoral ici se distingue des falaises orange abruptes que l’on voit dans l’Algarve occidental.
Faro se situe directement à l’extrémité de la Ria Formosa. Il s’agit d’un système de lagunes d’eau salée fortement protégé. Pour atteindre le sable, il faut descendre au port et prendre un petit ferry local. Un billet de trois dollars vous offre une traversée en bateau très pittoresque à travers les marais vers une série d’îles-barrières.
C’est ici que l’on trouve l’eau turquoise sans défaut. Nous avons passé toute une journée sur Ilha Deserta. Le nom se traduit par « île déserte », et c’est exactement cela. Il n’y a pas d’hôtels. Pas de routes pavées. Vous trouvez des kilomètres de sable immaculé. La clarté de l’eau est exceptionnelle.
Apportez simplement une grande serviette de plage, trouvez une portion de sable libre et passez la journée à regarder l’océan Atlantique à l’horizon. Lorsque la faim se fait sentir, il n’y a qu’un seul restaurant solaire sur l’île servant des palourdes fraîches et du poisson grillé.

Des pintes à cinq dollars et une nourriture honnête
Faro refuse de vous faire payer un supplément pour bien manger. La nourriture est le point d’orgue ici. La ville s’est bâtie sur un héritage de pêche, et les menus de toute la ville en témoignent.
La spécialité régionale incontestée s’appelle la cataplana. Il s’agit d’un ragoût de fruits de mer mijoté dans une marmite en cuivre martelée et bien hermétique. Nous nous sommes installés à une petite table en bois, blottie dans une ruelle, et avons commandé une énorme portion à partager.
On apporte la marmite à cuivre directement à votre table et on l’ouvre. Vous obtenez des portions généreuses de crevettes fraîches, de palourdes locales et de poisson blanc nagent dans un bouillon chaud de tomates, ail et vin blanc. C’est incroyable ! Et lorsque vous avez mangé la majeure partie de votre plat, vous trempez le bouillon restant dans du pain local croquant pour l’absorber.
La culture des boissons est tout aussi accessible. Vous n’avez pas besoin de courir après des promotions heure heureuse pour vous offrir une tournée. Une pinte haute de Super Bock ou de Sagres coûte rarement plus de quatre à cinq dollars. Si vous marchez cinq minutes en dehors des anciennes murailles médiévales et trouvez une petite taverne de quartier, vous pourriez ne payer que deux dollars pour un verre. Nous avons passé notre dernière soirée sur un bar-terrasse surplombant la marina. Nous avons commandé quelques pintes et regardé les petits bateaux de pêche revenir pour la nuit sans jamais nous inquiéter de l’addition finale.

Prix moyens à Faro
Si vous vous attendez à des tarifs de type Paris ou Londres, vous serez agréablement surpris. Votre budget voyage s’étire bien plus loin ici, sur la côte.
- Deux transats et un parasol sur les îles barriers : environ 20-25 dollars lorsque les clubs de plage saisonniers fonctionnent
- En-cas à emporter, comme une bifana ou un pastel de nata : 2-4 dollars
- Pizza dans une pizzeria décontractée ou une tasca locale : 8-15 dollars
- Plat principal de fruits de mer dans un restaurant local : 12-22 dollars
- Repas à 3 plats avec un verre de vin dans un restaurant de milieu de gamme : 30-50 dollars
- Repas gastronomique (par exemple, restaurant régional haut de gamme) : environ 100 dollars par personne
- Chambre B&B ou maison d’hôtes privée : 60-85 dollars la nuit pour deux
- Hôtel 3 étoiles : 100-140 dollars la nuit
- Hôtel 4 étoiles : 140-220 dollars la nuit
- Transports publics ou billet de ferry local : environ 2-5 dollars
- Entrée typique aux musées ou monuments : 3-10 dollars
- Taxi au compteur : environ 2-3 dollars par mile, plus le tarif d’ouverture et les frais basés sur le temps